le site de recherche de Maxence Alcalde

 
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Projets artistiques

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The World is Yours

  • The World is Yours 1# , (« Le monde ne s’est pas fait en un jour »), 1999.

Ecriture murale, terre, arrosoir, chaise.

TWIY 1# a été spécialement conçue pour l’exposition « Clan des Stains » qui s’est tenue à Stains (93) en avril 1999. Cette manifestation avait pour ambition d’exposer les œuvres de jeunes artistes : il s’agissait pour la plupart d’entre nous d’une première exposition. Je suis donc parti d’un proverbe populaire qui me semblait lié à ce contexte : « Le monde ne s’est pas fait en un jour ».
On pouvait lire sur le mur juste en dessous de la fenêtre : « Le monde ne s’est pas fait en un jour ». Devant cette phrase, un tas de terre et un arrosoir posés au sol étaient mis à la disposition du visiteur. Cette œuvre invitait alors à l’action puis à la contemplation.
Mon objectif était d’emprunter un dispositif minimal et « sans âge » (TWIY aurait très bien pu être créée dans les années 1960) pour questionner à la fois notre rapport à la salle d’exposition (entropie) et l’utilisation quotidienne de proverbes et de dictons qui structurent en partie notre vision du monde.

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  • The World is Yours 2# (signature). Performance à Lil’art 2002, 31 mai-1er juin 2002.

Carton rose signé et numéroté de 1 à 500, feutre noir, flaque de peinture (prêtée par Miguel Angel Molina).

En 2002, j’ai été invité à participer à la première Foire d’art contemporain des Lilas (93). En cette période, je n’avais réellement rien à présenter. Je me suis renseigné sur les manifestations culturelles proposées généralement par les municipalités et je me suis assez rapidement rendu compte que ce genre d’initiative avait pour principale fonction — du moins dans l’esprit des commanditaires — de proposer une « animation culturelle ». J’ai alors cherché à participer de manière intégrale à ce registre en tentant de répondre le mieux possible au prétendu rôle « citoyen » de l’artiste. Après mûre réflexion, j’ai proposé une séance de dédicace gratuite, projet qui a été à ma grande surprise accueilli très positivement par les organisateurs de « Lil’art ». La posture cynique que j’avais adoptée convenait parfaitement à une interprétation au premier degré pour cette manifestation.

Pendant les deux jours de cette manifestation, je distribuais aux visiteurs des cartons numérotés que je leur dédicaçais. Ces cartons ne comportaient rien d’autre que ma signature, la date et le lieu de la performance. Lorsque les visiteurs m’interrogeaient sur mon identité, je leur répondais que j’étais « artiste » et que c’était pour cette raison que j’étais invité à cette exposition. Notre discussion bifurquait généralement sur la « valeur » de ma signature ou sur la gratuité de mon geste. Ma performance provoquait généralement l’étonnement, l’incompréhension ou l’amusement, mais personne ne refusait ma dédicace gratuite.

Cette performance se déroulait sur une peinture de Miguel Angel Molina qui me servait ici de nappe.

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  • The World is Yours #3, 2006.

Isorel, bois, peinture acrylique et texte imprimé.

The World is Yours #3 évoque la forme de l’escalier qui a été très utilisée par l’art minimal des années 1960-1970. Détournée ici de manière ironique, cette forme devient narrative grâce au texte inscrit sur ses contremarches. On peut y lire une succession de mots faisant référence à diverses identités.
Ces inscriptions prennent un aspect tout relatif lorsqu’on apprend, qu’en architecture, la contremarche est un élément d’ornementation (si on l’enlève, l’escalier ne s’effondre pas).

Tirée du film Scareface, « the world is yours » est la phrase qui apparaît dans le ciel juste avant que Toni Montana (Al Pacino) ne s’enlise dans une spirale de violence et de drogue qui signera sa perte. Malgré la fin tragique de son héros, ce film jouit d’une réception particulière jusqu’à devenir un film culte dans la culture des gangs américains. Les références à Scarface et aux pratiques d’autodétermination actuelles nous poussent alors à nous interroger sur notre réception de la culture populaire qui propose à chacun des attitudes interchangeables à adopter selon les scénarios de vie qu’on se crée.


Placement/Relief

2002-2006
Reliefs en carton-plume collés dans l’espace urbain.

         Depuis le début de mes recherches universitaires, j’ai pris l’habitude de confectionner des petits volumes en carton-plume. Au départ, ces « objets » avaient pour principale fonction de me détendre, un peu comme si je faisais du tricot ou des mots croisés. Je pensais ainsi faire un travail « manuel » pour me reposer du travail « intellectuel » de la recherche. Au fil des ans, ces objets sont devenus envahissants, alors j’ai décidé de les disséminer dans mon environnement proche (balcon, rue, quartier). Ainsi, ce qui était au départ un pratique manuelle « sans-art » est devenue une pratique artistique.
         Une fois disséminées dans la ville, ces œuvres de petit format, ne manquent pas de poser la question de « l’esthétisation » du quotidien. Elles nous imposent une réflexion sur les différents signes urbains qui nous entourent et notre appréhension esthétique de ces derniers. Si on considère généralement le tag ou les panneaux publicitaires comme des nuisances ou du vandalisme, comment envisager des petits modules qui envahissent et privatisent un espace public ? Quelle légitimité aurait l’artiste à décider de ce qu’il impose à ses concitoyens ?


AntenaProject
2004-2006.

Série de photographies numériques, dimensions variables.

AntenaProject a débuté en 2004 au moment où le quartier dans lequel j’habite commençait à s’équiper en télévision par Câble et autres TNT. Ces nouvelles technologies allaient progressivement balayer de notre paysage les antennes râteaux parsemées sur les toits de mon voisinage. Nous étions en train d’assister à un bouleversement quasi imperceptible de notre paysage urbain.


Cette série est un questionnement sur les objets de notre environnement qui ont été perçus dans un premier temps comme quelque chose de « laid » ou qui « défigurait » le paysage et qui sont en passe de constituer aujourd’hui des objets nostalgiques. C’est ce rapport à la nostalgie qui m’a poussé à ne pas photographier les antennes selon un protocole visuel trop strict afin d’en interdire toute interprétation objectiviste. Toutefois, comme j’ai tout de même opté pour un cadrage resserré, le répertoire visuel qui s’est constitué au fil des mois finit par avoir des allures « scientifiques ».

J’organise la présentation de ces images suivant une grille sérielle dont le nombre varie selon l’espace dans lequel elles sont accueillies. À ce jour, ma bibliothèque d’images AntenaProject est constituée d’environ 250 images en couleur.


Moi et Ulrich

Série d'illustrations débutée en mai 2007.

Retrouvez l'intégralité de Moi & Ulrich sur http://moietulrich.blogspot.com/


Vidéos

  • L’entrevue n’a pas eu lieu . Vidéo VHS, 9’32’’, 1998.
  • Rue du Rendez-vous. Vidéo VHS, 43’12’’, 1999.Vidéo réalisée lors d’un vernissage « pirate » organisé dans la rue (rue du rendez-vous, Paris 12e).

E

  • De la lisibilité des propos tenus lors d’une entrevue dans un lieu public . Vidéo VHS, 2’42’’, 1999.
  • « Le divin n’atteint pas ceux qui n’y ont pas part » (co-réalisé avec Sven Fischer). Vidéo numérique, 6’32’’, 2000. Ed. Monokrome prod.
  • Un Amour Soudain (co-réalisé avec Sven Fischer). Court-métrage d’animation numérique, 2’15’’, 2001.ed. Monokrome prod
  • Them !, Court-métrage d’animation numérique, 3’30, 2005.


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Mon c.v
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The World is Yours 3#

Moi et Ulrich

 

 
contacts | maximonstre 2007